Dossier 12 (2002)

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Dossier 12 (octobre 2002) : Le déploiement sur l'ensemble des collèges publics du département des Landes

Riches des enseignements de l'année écoulée, pleins d'impatience et d'enthousiasme, nous voici donc face à la généralisation de la dotation des élèves de 3e avec un ordinateur portable. Vingt-neuf collèges ont rejoint cette rentrée les trois établissements "tests-pilotes" de 2001-2002.

Lundi 23 septembre 2002, la presse avait été conviée, avec plusieurs personnalités, à assister au déploiement au collège Marie Curie de Rion-des-Landes, avant de se rendre à Mimizan, un des collèges tests de l'an dernier, pour échanger avec les enseignants et les élèves en possession du portable, depuis un an pour les premiers, ou une semaine pour les seconds qui succèdent à la première classe d'âge équipée en 2001-2002 dans cet établissement…

Quatorzième collège landais sur trente-deux à être équipé, l'établissement  Marie Curie de Rion-des-Landes, ceint de verdure et inondé de soleil, a donc fait l'objet, l'espace d'une demi-journée, de toutes les attentions. Henri EMMANUELLI, initiateur du projet, a symboliquement remis le premier ordinateur à un élève de 3e , non sans quelques recommandations teintées d'humour : "Attention c'est fragile, et ça peut aussi servir à travailler "…

 

Sommaire

  • Vers l'égalité numérique
  • Le point de vue de l'inspecteur d'Académie des Landes
  • La journée de déploiement à la cité scolaire Gaston Crampe d'Aire-sur-l'Adour
  • Le point de vue de deux chefs d'établissement à l'heure du déploiement
  • La formation des parents d'élèves par la FCPE

 

Vers l'égalité numérique

  • Reportage TV

" Une technologie à vocation mondiale "

  (Téléchargez la video au format Real ; temps : 2'49)

 

 

  • L'aboutissement de deux années de travail

Le Président du Conseil général des Landes juge la généralisation avec la lucidité et la tranquillité d'un homme qui voit l'aboutissement logique de deux années de travail : une satisfaction certes, mais sans surprise. Plusieurs des objectifs visés semblent en bonne voie : en particulier l'égalité numérique qui donne à tous la possibilité d'accéder aux outils, quels que soient les revenus dont disposent les familles, et l'entrée de l'informatique dans les foyers, grâce au choix du portable. Pour l'instant hélas, la conjoncture économique n'est pas favorable aux opérateurs qui "ne sont pas très présents, c'est le moins qu'on puisse dire ".

  • De bonnes relations avec les enseignants

Globalement, entre le Conseil général et l'Education nationale il y a eu "des hauts et des bas ". Si les relations furent plutôt bonnes avec les enseignants, elles ont parfois été moins faciles avec certains corps d'inspection.

Au-delà du simple constat départemental, Henri EMMANUELLI regrette, au plan national, une certaine "réticence du Ministère " à s'engager dans les voies des nouvelles technologies. Une frilosité qu'il impute à l'importance des moyens financiers nécessaires… Rappelons que pour mener l'opération à bien, le Conseil Général avait bénéficié d'un important prêt de la part de la Caisse des Dépôts (40 millions de francs) au taux sans concurrence de 0,3 % sur 12 ans réservé au câblage des établissements scolaires sur des crédits mis à disposition des collectivités locales par le Ministère de l'éducation nationale jusqu'en décembre 2000 !

  • Un projet qui fait "école"

De toute évidence, le projet intéresse. La presse nationale s'en est largement fait l'écho, et le Président du Conseil général reconnaît que de nombreuses demandes concernant tant les coûts que les modalités sont parvenues en provenance d'autres départements. A juste raison : les solutions informatiques choisies ici sont applicables partout, et au vu des premiers résultats, ce qui n'est déjà plus une expérience, malgré sa singularité, peut aisément se transposer ailleurs : "c'est une technologie à vocation mondiale ", rappelle Henri EMMANUELLI.

 

Le point de vue de l'Inspecteur d'Académie des Landes

  • Reportage TV

"C'est un auxiliaire pédagogique, qui ne vise à remplacer personne."

Serge DUPUY, inspecteur d'Académie
(Téléchargez la video au format Real ; temps : 2'51)

 

  • "Comment utilise-t-on ce merveilleux instrument et tout ce que l'on peut brancher autour pour apprendre ? Voilà la question première".

Ce sont aujourd'hui quelque 900 enseignants, soit la quasi-totalité des professeurs de collège des Landes qui sont concernés par l'opération. Pour ceux qui ont commencé l'an passé, le bilan a été globalement positif. Pour Serge DUPUY, inspecteur d'académie, le premier acquis de l'année test est pratique. "Nous avons évacué les questions techniques, car nous n'avions évidemment pas pensé à tout. Cette année se pose la question de l'utilisation pédagogique ".

  • L'enseignement différencié au cœur de la problématique

Pas de nouveaux outils pédagogiques, mais des recherches et des questionnements sur la méthode : "Il faut déterminer en quoi cet auxiliaire pédagogique, aura une utilité supérieure au livre par exemple ". Pour Serge DUPUY, il faut à présent se pencher sur la manière dont les enseignants vont utiliser les outils informatiques, de façon à travailler non plus au niveau de la classe dans sa globalité, mais au niveau de chaque enfant. Dans le cadre commun du programme, chaque élève est une singularité qui doit être prise séparément en considération. Reste au professeur, maître de sa pédagogie, la charge de trouver le moyen. "Indubitablement, cet instrument a sa place pour développer cet enseignement différencié ".

  • Faire une place aux méthodes actives d'apprentissage

L'enseignement participatif, question itérative de la pédagogie, trouve avec l'informatique de nouveaux champs d'application potentiels. "Il est certain que ces instruments seront de grands facilitateurs ", déclare Serge DUPUY.

L'interactivité des exercices numériques, la participation à la recherche documentaire, permettent en effet de composer des processus d'acquisition actifs vis-à-vis des connaissances. En somme, la question est de savoir comment celui qui apprend participe à ce qu'il apprend. "Il faut faire une place aux méthodes actives d'apprentissage. Si on reste dans une méthode purement transmissive, alors je pense avec d'autres que la plus-value sera proche de zéro " conclut S. DUPUY.

 

La journée de déploiement à la cité scolaire d'Aire-sur-l'Adour

  •  Reportage TV

"S'assurer qu'à chaque élève est bien attribué le portable qui lui est destiné..."

(Téléchargez la video au format Real ; temps :2'40)

 

  • "Nous arrivons sur place à 7h30, en même temps que les portables "

"Nous arrivons sur place à 7h30, en même temps que les portables " déclare Véronique KRATZER, de la société Allium. Ainsi commence la journée type des équipes de distribution. Au même moment, les ordinateurs sont livrés dans les collèges. Commence alors un ballet soigneusement préparé, qui fait intervenir successivement les équipes d'Allium, d'IBM et du Conseil Général. Sous l'œil impatient des élèves et des professeurs.

Selon un planning scrupuleusement établi avec eux, les 32 collèges concernés par le déploiement des portables ont été visités au rythme de deux par jours, entre le 11 septembre et le 4 octobre 2002. Une opération en apparence simple, mais qui dissimule une logistique impeccable, tout orientée vers la dernière étape : la distribution, seule partie visible d'un travail préparé depuis de longs mois.

  • Préparation en amont

Du côté informatique, IBM a préparé un master, destiné à la configuration des postes pour répondre aux besoins définis par le Conseil général. Le master a ensuite été confié à la société Allium qui en a assuré la duplication, et qui prend également en charge la personnalisation des portables.

Les ingénieurs système d'Allium ont conçu des automates afin de réaliser cette personnalisation à grande échelle, tandis que la masteurisation a été effectuée dans sa centrale de distribution de Bussy-Saint-Georges. Pour préparer ces étapes, il aura fallu au préalable coordonner la livraison des ordinateurs sur la centrale, et préparer la personnalisation en recueillant auprès des collèges la liste des élèves et professeurs auxquels ils sont destinés. Ensuite les différents matériels sont acheminés vers une plate-forme de distribution située à Mont-de-Marsan, où ils attendront leur envoi vers les collèges.

  • Un suivi quantitatif et qualitatif

La société IBM a réalisé l'assistance à la maîtrise d'ouvrage, qui comporte trois volets :
. planification et suivi du projet,
. vérification du service au niveau des différentes tâches,
. et enfin distribution des portables.
"Nous avons à assurer un suivi quantitatif et qualitatif de tous ces matériels, ainsi que du matériel fixe doté aux collèges ", précise Francis CONAN, chef de projet chez IBM. Un travail qui commence chez les nombreux fournisseurs, pour finir au collège. "Dans chaque établissement, un ou deux postes sont systématiquement prélevés et font l'objet d'un examen minutieux afin de vérifier que les opérations réalisées par les fournisseurs sont bien conformes aux besoins du client ". A la fin de la journée de distribution, un acte global de prise en charge sera signé par le principal.

  • A chaque élève, son portable

Pour Francis CONAN, "la distribution proprement dite consiste à faire converger deux flux : celui des élèves et celui des portables ". Une opération parfois délicate lorsqu'il s'agit de distribuer plus d'une centaine de machines. D'autant que les ordinateurs doivent faire l'objet de plusieurs manipulations avant d'être confiés aux élèves. La société Allium intervient en premier lieu pour la personnalisation, c'est à dire la déclaration des portables sur le réseau au nom de l'utilisateur. De leur côté, les techniciens du Conseil général chargent les différents manuels scolaires sur les ordinateurs.
Enfin les élèves sont conviés individuellement à remplir une fiche d'information concernant leur identité et leurs coordonnées. Pour autant, ils ne pourront repartir avec leur ordinateur qu'en échange d'une convention signée par le collège et par les parents. Est-ce tout ? Non : il leur faudra aussi montrer le cadenas qui leur permettra de confiner leur machine dans le casier nominatif qui a été prévu à cet effet. On ne plaisante pas avec la sécurité !

 

Le point de vue de deux chefs d'établissements à l'heure du déploiement

  • Reportage TV

"Quelque chose de primordial dans la vie des collégiens, dans la vie des parents d'élèves, dans la vie du département"

Jean-Pierre RAISON et Philippe AUGUSTIN
 (Téléchargez la video au format Real ; temps )

Malgré les nombreuses réunions d'information, les échanges formels ou informels avec leurs collègues, les innombrables correspondances échangées avec le Conseil Général, c'est avec une certaine impatience que les principaux des collèges concernés par l'opération cette année assistent au déploiement des portables dans leur établissement.

  • La formation: incontournable

Pour autant, l'année écoulée leur a permis d'avoir un aperçu très concret de l'opération, comme en témoignent Jean-Pierre RAISON, principal du collège Marie-Curie de Rion-des-Landes, et Philippe AUGUSTIN, principal adjoint du collège Gaston Crampe de Aire-sur-l'Adour.

Techniquement, il a fallu procéder au câblage des établissements, et ce sans perturber les cours. Plus problématique, l'organisation des formations des enseignants. "Une opération lourde" pour Philippe AUGUSTIN, mais "incontournable ", précise Jean-Pierre RAISON : "on ne peut pas lancer une telle opération avec une telle envergure sans prendre le temps de la formation ".

  • Des réticences vites dissipées

Parmi les enseignants, certaines réticences ont parfois été exprimées et certains sont un peu "crispés ". Mais deux facteurs importants sont venus améliorer cet état d'esprit. En premier lieu, il faut compter sur la solidarité entre ceux qui maîtrisent l'informatique en raison de leur expérience antérieure, et les novices, plus inquiets. D'autre part, comme le souligne J.-P. RAISON, les formations, au fur et à mesure de leur déroulement, ont contribué à les faire changer d'avis : ils ont désormais "moins peur " de l'outil informatique.

  • Penser au-delà de l'école

Les portables ne sont que la partie la plus visible de la mise à disposition d'un ensemble d'équipements qui comprend notamment des vidéoprojecteurs, des tableaux interactifs, un réseau d'établissement, un accès à l'internet à haut débit, une base de données pédagogiques, des ouvrages numériques… Il ne s'agit pas pour autant de révolutionner l'enseignement, mais simplement d'"enrichir la pédagogie aux côtés d'outils ayant fait leurs preuves". "Ce n'est pas uniquement un outil qui va servir au collège, c'est un outil qui va rentrer dans les foyers " ajoute P. AUGUSTIN. Une dimension nouvelle qui selon lui aura des conséquences bien au-delà de l'école : "Cela va être quelque chose de primordial dans la vie des collégiens, dans la vie des parents d'élèves, dans la vie du département ".

 

Rencontre avec Dominique LOLLIVER, président de la section locale de la FCPE de Rion-des-Landes

  "Une opportunité supplémentaire de communication entre parents et enfants"

Déjà dans les deux collèges, en relation avec la commune ou avec les associations de parents d'élèves, la réflexion est engagée pour proposer aux parents des cours d'initiation à l'utilisation des portables.

  • Quel est le point de vue de la FCPE sur l'opération ?

Nous nous y intéressons avant tout pour des raisons d'ordre familial. Les portables, qui ne sont pour nous qu'une technologie, vont entrer dans les familles et dans les foyers : il faut donc veiller à ce qu'ils soient maîtrisés à la fois par les enfants et par les parents. S'ils ne se les approprient pas en même temps, si les parents ne peuvent pas suivre, cela risque d'affecter la communication au sein de la famille. Au contraire, il faut que cela soit une opportunité supplémentaire de communication entre les parents et les enfants, mais aussi avec l'école. Pour le reste, les aspects pédagogiques, le fonctionnement scolaire, nous faisons confiance aux enseignants dont c'est la tâche et qui ont été formés pour cela.

  • Que proposez-vous qui puisse répondre à ces préoccupations ?

Au niveau du département, nous avons mis en place un important programme de parents "relais", quatre par collège. Les animateurs auront reçu une formation informatique, et serviront de relais auprès des autres parents qui trouveront là des interlocuteurs nécessairement proches de leurs propres préoccupations. Les parents relais recueilleront les questions, donneront des conseils, organiseront des réunions pour voir comment on peut mettre en place des solutions concrètes en terme d'accompagnement. Il s'agit pour nous de créer le relationnel nécessaire entre les parents qui pourront être confrontés à des difficultés. Souvent les solutions techniques existent, encore faut-il pouvoir aller les chercher. Le jour où survient un petit bug, où l'on est bloqué, c'est peut-être le voisin qui a la réponse.

  • Et bien sûr, vous utiliserez - aussi - Internet…

Oui, le site officiel de la FCPE dans les Landes sera bientôt officiellement lancé et toute une partie sera consacrée à l'opération. Cet outil servira à mettre en réseau tous ces animateurs informatiques qui trouveront là un lieu d'échange, de questionnement et de réponses et nous permettra de progresser tous ensemble.

  (23 septembre 2002)

Altedia&FTPress pour le Conseil général des Landes - 17 octobre 2002