Dossier 14 (2002)

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Dossier 14 (décembre 2002) : Nouveau matériel, nouvelles ressources

Aucun collège ne ressemble à un autre. Au fur et à mesure de nos rencontres avec les élèves, les enseignants, les parents ou les responsables administratifs, nous prenons conscience de cette diversité de situations qui fait que les usages ne sont pas identiques en tous lieux. Environnement socio-culturel, effectifs, histoire d'un établissement… ou d'un enseignant, peuvent induire des pratiques différentes, constituer des avantages ou des inconvénients, accélérer ou ralentir les processus d'intégration de l'outil informatique. Notre tâche est donc de décrire chaque fois les situations rencontrées, en les remettant dans leur contexte, pour les rendre compréhensibles. Ainsi Tarnos présente deux caractéristiques, comme l'explique Nicole BIGUENET, principale du collège Langevin Wallon (lire son interview ci-dessous) : d'une part la vie scolaire est actuellement un peu perturbée par des travaux de réfection dans l'établissement ; d'autre part la professeur-ressource, informaticienne et professeur de mathématiques, y joue un rôle important.

Avec l'interview de Xavier SORBE, IPR-IA de mathématiques, Délégué académique TICE du Rectorat de Bordeaux et conseiller du Recteur, nous abordons dans ce dossier un thème transversal... et capital : l'évaluation.

Côté usages pédagogiques, nous nous rendrons en cours de Mathématiques et d'Espagnol, et plus surprenant, nous irons faire un tour en E.P.S., où les élèves ont préparé (et réussi) leur enchaînement gymnique avec l'aide de leur ordinateur.

  

Sommaire

  • L'évaluation pédagogique de "l'outil ordinateur"
  • Le rôle d'un professeur-ressource : formation de base et conseils pédagogiques
  • L'informatique en cours de langue vivante
  • Un usage possible en cours de gymnastique
 

L'évaluation pédagogique de « l'outil ordinateur »

  •  Reportage TV

"L'évaluation ne doit pas freiner l'innovation"

 Xavier SORBE, IPR-IA de mathématiques, Délégué académique TICE du Rectorat de Bordeaux
 12/12/2002 (Téléchargez la vidéo au format Real ; temps : 2'35)

 

  • Evaluer l'innovation : une fonction à la fois essentielle et compliquée

Face à une opération d'une telle envergure, savoir si les techniques sont profitables aux élèves est à la fois essentiel et compliqué. L'innovation n'est en effet pas facile à mesurer.

Pour Xavier SORBE, il faut laisser d'abord laisser les enseignants donner libre cours à leur intuition, essayer d'adapter ce qu'ils ont l'habitude de faire dans leur classe : l'évaluation ne doit pas freiner leur enthousiasme. "Mais il va de soi que dans le courant de l'année nous allons être amenés à évaluer le bénéfice que peuvent en tirer les élèves dans leurs apprentissages ."

Déjà, les visites effectuées l'an dernier dans les trois premiers collèges ont montré des enseignants plus motivés, au travers notamment d'une concertation relancée. Quant aux élèves, s'il est trop tôt pour dire s'ils apprendront plus facilement, ils se sont montrés désireux d'apprendre, "ce qui , selon Xavier SORBE, est déjà énorme ".

  • Des moyens à définir

Les moyens de l'évaluation ne sont pas encore clairement définis, mais porteront probablement sur plusieurs axes. Le taux de réussite et de passage dans les classes supérieures, les impressions des professeurs sur le comportement des élèves, les conclusions des conseils de classe, les notes obtenues par les élèves seront des éléments de cette évaluation. Une analyse fine et quantifiée des résultats devra être mise en place pour pouvoir identifier les résultats acquis grâce à l'opération.

  • Vers un enseignement interdisciplinaire

Pour Xavier SORBE, l'opération présente l'intérêt d'accélérer le déploiement des nouvelles technologies. Elle crée une situation nouvelle, où il est pratiquement inévitable d'utiliser l'outil informatique. "C'est l'occasion d'avoir une ouverture et des activités de nature interdisciplinaire très intéressantes, que ce soit au travers du travail personnel ou d'itinéraires de découvertes encadrés au collège". C'est d'ailleurs une volonté de l'Éducation nationale que de développer ces activités interdisciplinaires ajoute-t-il. Par exemple, un cours de Mathématique peut déboucher sur des notions historiques en allant chercher l'origine d'un mot, d'une relation ou d'un théorème. Utiliser les liens entre les disciplines, avoir une vision transversale du savoir, tout cela constitue une source importante de motivation pour les élèves.

 

Le rôle d'un professeur-ressource : formation de base et conseils pédagogiques

  • Reportage TV

"Avec les exercices interactifs, chaque élève peut travailler à son rythme"

Anne SVIRMICKAS, professeur de Mathématiques et professeur-ressource
12/12/2002 (Téléchargez la video au format Real ; temps : 2'38)
 
 
  • Des professeurs comme élèves...
Ancienne informaticienne et professeur de Mathématiques, Anne SVIRMICKAS s'est vu proposer le rôle de professeur-ressource au collège Langevin Wallon de Tarnos.
"Pour moi, le rôle du professeur-ressource consiste d'abord à assister les enseignants, à leur donner des pistes, des idées ". Un travail qui demande beaucoup d'investissement, et d'heures passées au service des collègues.

Très vite, les demandes des professeurs ont porté sur les aspects techniques : utilisation du vidéo-projecteur, bases de l'informatique, autant de questions pratiques encore un peu floues pour certains. En collaboration avec l'aide-éducateur, Yannick KABACHE, elle met en place de courts programmes de formation, en général à l'heure du déjeuner, afin qu'ils puissent se dérouler dans le cadre de la journée scolaire.

  • Des enseignants trop modestes ?
Les professeurs-ressources échangent leurs expériences au niveau départemental via la messagerie électronique. Une liste de diffusion leur est d'ailleurs dédiée (voir Catice info-PR), et sert de lien entre eux, comme avec l'académie. Une réunion organisée par le CATICE, début novembre, avec la participation de l'ensemble des 32 collèges, à Tartas, leur a permis de faire connaissance et de mettre en commun les difficultés rencontrées. Interrogée sur la mutualisation, Anne SVIRMICKAS avoue qu'elle est encore très confidentielle au niveau académique : "Par timidité, manque d'habitude, les professeurs n'osent pas toujours mettre en avant leur travail, et viennent même me demander mon avis ".Au collège de Tarnos, les conditions ne sont pas encore très favorables : "la salle des professeurs n'étant pas câblée, il est impossible aux enseignants de travailler autour d'un poste en réseau ".

  • Vers l'enseignement différencié

Anne SVIRMICKAS était peu convaincue de l'intérêt pédagogique du portable pour sa discipline, les Mathématiques. C'est en tant que professeur-ressource et "pour inciter les autres professeurs " qu'elle a utilisé les ordinateurs portables dans ses cours. Puis elle a découvert l'utilisation de la projection des exercices, à l'aide du vidéo-projecteur, qui évite que les élèves n'apportent systématiquement leurs manuels. Sur certains chapitres du programme, elle a déniché des sites web sur lesquels se trouvent des exercices interactifs. "C'est vraiment très intéressant parce que cela permet à chaque élève de travailler à son rythme. Celui qui a besoin de dix minutes pour faire son exercice le fait en dix minutes, celui qui l'a fait en deux minutes peut passer à l'exercice suivant ".

Ainsi, chacun peut y trouver son compte. Néanmoins, Anne SVIRMICKAS reste prudente sur "l'effet portable". Étonnée par la faculté de prise de notes qu'ont développée certains élèves, elle se demande néanmoins si pour les moins attentifs d'entre eux, l'outil informatique ne risque pas de leur demander un apprentissage supplémentaire, "nouveau et pas toujours facile".

 

L'informatique en cours de langue vivante

  • Reportage TV

"Les élèves ne sont plus consommateurs, mais acteurs"

Marie-Christine JULIAT-BERTIN, professeur d'Espagnol
12/12/2002 (Téléchargez la video au format Real ; temps : 2'21)

 

  • « Navegar por Internet ! »

Créer des exercices, apprendre à envoyer des fichiers, à les classer, à en réceptionner : l'apprentissage informatique de Marie-Christine JULIAT-BERTIN, professeur d'Espagnol, comme pour beaucoup d'autres professeurs, s'est avant tout effectué sur le terrain des applications. "Et Fabrice m'a énormément aidée " ajoute-t-elle, soulignant ainsi, en désignant un de ses élèves de 3e , la modification des rapports entre les professeurs et les enfants.

  • Une concentration accrue

A présent, elle intègre régulièrement l'usage du portable à ses cours d'Espagnol. C'est qu'elle y trouve de nombreux avantages : diminution des photocopies, possibilité d'écouter à domicile les enregistrements audio du manuel numérique, soutien documentaire avec Internet. Pédagogiquement, on constate un avantage inattendu : dès que les élèves travaillent sur leur portable, ils sont immédiatement plus concentrés sur ce qu'ils font. Pour Marie-Christine JULIAT-BERTIN, la recherche en classe sur Internet a permis de passer à un mode actif d'acquisition des connaissances.  

  • Une participation active des élèves au savoir
En participant à sa découverte, les enfants enregistrent mieux l'information. Encore faut-il les encadrer, en donnant des pistes, des objectifs précis, au risque de les voir se perdre. Il ne faut pas non plus abuser de l'ordinateur : pour elle, ce n'est pas une panacée, mais un complément, au manuel papier notamment. Ce nouvel outil vient tout naturellement s'ajouter aux techniques traditionnellement employées en langues : image, analyse de films, audiovisuel en général. D'ailleurs l'usage du portable a ses contraintes, il engendre parfois des pertes de temps en branchements et connexions.
  • De nouveaux projets pédagogiques
Des projets, Mme JULIAT-BERTIN n'en manque pas. Elle souhaite, par exemple, créer un site en Espagnol l'an prochain, rédigé par les élèves, ayant pour thème le collège et la région. Pour l'instant, après leur avoir fait découvrir l'univers des Gauchos de la Pampa, elle travaille à mettre en place un échange de courriers électroniques avec des élèves d'un établissement secondaire du Mexique !

 

Un usage possible en cours de gymnastique

 

 

 

 

 

 

 

 

La classe de gymnastique au collège Langevin Wallon (Tarnos).

  •  Reportage TV

"Chaque exercice est préparé avec des fiches informatisées"

Didier POUYAU, professeur d'Education Physique et Sportive
12/12/2002 (Téléchargez la video au format Real ; temps : 2'33)

 

 

  • L'ordinateur… à tous les "stades" !

Faire entrer l'ordinateur sur les stades ou dans les gymnases pouvait paraître une gageure. Pourtant, à Tarnos comme dans d'autres collèges landais, il fait peu à peu son apparition dans une matière où on ne l'attendait pas : l'Éducation Physique et Sportive. Les enseignants d'E.P.S. n'ont pourtant pas été les derniers à utiliser des applications informatiques pour préparer leurs cours (voir le dossier 7, avec le témoignage de Marielle Passicos, professeur d'EPS à Mimizan).

La nouveauté, c'est que les élèves sont amenés à présent à utiliser leur propre portable, non pas tant pendant le cours (c'est difficile en EPS !) mais chez eux ou à l'étude.

Ainsi, à Tarnos, ils ont pu enregistrer sur l'ordinateur leurs résultats en endurance et suivre ainsi l'évolution de leurs performances dans cette discipline.

  • Second mouvement : écrire en images

Le cours de gymnastique bénéficie également de cette innovation, ainsi que l'explique un professeur, Didier POUYAU. A Tarnos, l'équipe pédagogique a réalisé une fiche présentant sous forme d'images les différents mouvements répartis par famille, qui serviront aux élèves à constituer leurs enchaînements de gymnastique. Ainsi, chaque élève choisit sa propre progression à partir des éléments qu'il souhaite travailler ; chaque figure est cotée en fonction de son niveau de difficulté, l'ensemble additionné devant aboutir à une note sur vingt.

À son tour, l'élève prélève dans la fiche les images de son choix et les copie dans sa propre feuille d'évolution, un document préparé à l'avance par le professeur. Chaque gymnaste dispose ainsi d'un document détaillé, facile à utiliser, plus précis que les croquis traditionnels, exécutés à la main ou remplacés par les noms usuels de la terminologie gymnique, qui servaient auparavant. Une semaine avant l'évaluation, les élèves transmettent leur feuille au professeur qui les imprime. Sous les figures des mouvements choisis, il dispose d'un emplacement pour noter ses commentaires, ainsi que les notes qui seront attribuées lors la présentation de l'enchaînement.

  • Troisième mouvement : du virtuel au réel !

Une fois l'exercice préparé de la sorte, l'élève peut alors se lancer : c'est le passage du virtuel au réel ! Et les résultats sont probants. Dans la séquence finale de l'enchaînement (voir le reportage TV), la jeune fille réalise toutes les figures représentées sur l'ordinateur. Convaincu des bienfaits pédagogiques du multimédia, Didier POUYAU compte compléter cette utilisation de l'informatique en filmant des manifestations sportives pour le site interne du collège : cross, rugby, et gymnastique, pour que les élèves puissent corriger leurs erreurs en se voyant à l'image.

 

Nicole Biguenet, principale du collège Langevin Wallon de Tarnos : "Une ouverture pour les élèves en difficulté".

 

  • Quel est le contexte ici, à Tarnos ?

Nous sommes dans un collège urbain de l'agglomération de Bayonne, accueillant des enfants de niveaux socio-culturels très différents, avec notamment une proportion importante de catégories défavorisées. D'autre part le collège est en cours de réaménagement, ce qui pose quelques problèmes d'ordre technique : certaines salles ne sont pas encore câblées, en Physique notamment, et c'est aussi le cas de la salle des professeurs. Côté ressources, nous disposons d'un aide-éducateur qui a participé à la mise en place du projet dès janvier, ce qui nous a permis d'anticiper. Enfin nous avons la chance d'avoir une enseignante en Mathématiques, ancienne ingénieur en informatique, qui a accepté d'être professeur-ressource et qui accomplit un travail considérable auprès de ses collègues.

  •  Comment le portable a-t-il été accueilli par les enseignants ?

L'équipe est dynamique et prête à se mobiliser pour des projets, l'accueil a donc été généralement bon. Il y a eu malgré tout quelques réserves d'ordre pédagogique, avec la crainte de se voir imposer un outil, des logiciels, et de ne plus pouvoir utiliser les sacro-saints manuels. Les enseignants sont très attachés à leur liberté de choix pédagogique. Bien entendu, ces craintes sont aujourd'hui levées. Au contraire, les enseignants voient plutôt bien cette chance d'essayer quelque chose de nouveau pour un public qui est en partie en difficulté.

  •  Comment avez-vous procédé à l'affectation des enseignants ?

En 3e , les enseignants ont clairement été choisis en fonction de leur attrait pour l'informatique, et à condition d'être volontaires pour le projet. En mettant en première ligne ceux qui ont toutes les chances d'accrocher, nous nous mettions dans les meilleures conditions possibles. Il est évident qu'un professeur proche de la retraite et réticent n'en tirera pas le même profit, surtout s'il enseigne dans une discipline littéraire plutôt que scientifique. Mais ce n'est pas le choix qu'ont fait tous les collèges…

  •  Comment se sont déroulées les formations ?

Les absences des professeurs ont parfois été très lourdes à gérer l'an passé, mais en général ils ont bien suivi. Quand cela a été nécessaire, certains ont remplacé leurs cours de façon que les programmes soient accomplis. Pour ma part, j'ai souhaité que tous les enseignants qui avaient des chances d'enseigner en 3e aient été formés. En fait, mis à part ceux qui sont proches de la retraite, tous les autres devront passer par l'informatique ! Il était donc nécessaire de les former le plus rapidement possible. S'il demeurait des réticences, ce sont les élèves qui les feraient tomber, car tous sont ouverts à l'informatique et très demandeurs.


Altedia&FTPress pour le Conseil général des Landes - 19 décembre 2002